Degand Marquage : l’innovation marquée au fer rouge

L’année de l’innovation bat son plein. Le Nord – Pas-de-Calais, très en retard sur le sujet, compte pourtant quelques entrepreneurs convaincus que croissance rime avec innovation. C’est le cas de Georges-Éric Duriez, qui dirige Degand Marquage, à Douai.

Georges-Éric Duriez fourmille d’idées. Et pour relancer l’entreprise qu’il a rachetée il y a dix ans, il mise sur sa curiosité naturelle.

Degand Marquage fait partie de ces touche-à-tout de l’industrie depuis plus de soixante ans : gravure, découpe, sérigraphie, impression grand format. Des secteurs hautement sensibles aux évolutions technologiques. L’entreprise comptait encore une quarantaine de salariés au début des années qautre-vingt-dix.

Il n’en reste que treize aujourd’hui, pour 900 000 euros de chiffre d’affaires. « Un certain nombre de nos concurrents ont fermé leurs portes au cours des dix dernières années », confirme le PDG.

Mais Georges-Éric Duriez a décidé de se battre. Dernière idée en date sortie de son cerveau en fusion : le braille. Car la gravure, il sait faire. Mais le braille, c’est-à-dire l’écriture en relief, il ne maîtrise pas encore.

Coup de fil à Sergio Cocco, son interlocuteur chez Ciel, le centre d’innovation situé à Villeneuve- d’Ascq. Ciel fait partie de la nouvelle plateforme J’innove, au même titre que le Réseau de développement technologique (RDT). Lancé en 2007, le dispositif a vocation à accompagner les porteurs de projet de la belle idée jusqu’à la concrétisation finale, en passant par le financement.

« Sergio Cocco, c’est mon coach. Il m’aiguille, me renseigne. Il me donne le nom des personnes à rencontrer. Parce que la première fois que je suis entré dans un salon, j’étais complètement perdu », témoigne Georges-Éric Duriez.

C’est un peu le sentiment de nombreux chefs d’entreprise, restreints par le manque de temps et rebutés par les méandres institutionnels.

Grâce à J’innove, Georges-Éric Duriez possède un interlocuteur unique qui, de surcroît, a fait voeu de confidentialité. « Notre but est de démystifier l’innovation », précise Sergio Cocco.

Pour Georges-Éric Duriez, sans aucun doute, c’est gagné. •

JEAN-FRANÇOIS SOLÉRI