Les industriels douaisiens jouent le SEPEM gagnant!


Le SEPEM est-il un bon placement ? Les industriels douaisiens veulent en tout cas le croire.

Georges-Éric Duriez, entreprise Degand marquage à Douai (13 salariés, 890 000 E de chiffre d’affaires en 2007), raconte : « En décembre, j’ai réuni mes commerciaux pendant six jours. Je leur ai dit : « Réfléchissons à des nouvelles idées pour faire face à la crise ». » Le brain storming s’imposait : la crise s’est invitée chez Degand marquage. Comme dans beaucoup de sociétés.

Charron inox, un groupe spécialisé dans la distribution de produits en aciers inoxydables, réfractaires et alliages de nickel, fait également le gros dos.

Christian Poiret, le patron de l’agence Nord implantée à Douai depuis des lustres, n’a pas dit non quand on l’a convié à prendre un stand au SEPEM Industries Nord (notre édition de mercredi). Une première pour Charron. L’envolée du cours des matières premières a rogné ses marges (6 à 7 millions d’euros de chiffre d’affaires selon les années). « On a acheté du nickel à 38 000 $ la tonne. Aujourd’hui, il est tombé à 10 000 $. Du coup, on a vendu des tubes à – 75 % », explique Christian Poiret. Un gros impayé et le château de cartes peu s’effondrer. « Notre plus gros client représente 9 % de notre chiffre d’affaires. » À Gayant-expo, au SEPEM, Georges-Éric Duriez et Christian Poiret ont trouvé de nouvelles poires pour la soif. Le jour de l’inauguration du salon, Philippe Dutheil, l’organisateur, se réjouissait de l’augmentation du nombre d’accréditations demandées par les visiteurs professionnels : + 20 % par rapport à 2008, année du premier salon à Douai.

Ces acheteurs potentiels, Martine Hubaut, épouse du patron d’API, pour Automation & Process Industriel (Orchies), en a croisés sur son stand. Madame n’est pas du genre bileuse. « Notre philosophie, c’est on ne change rien. » D’ailleurs, pour l’instant, API fait front. « En 2008, nous avons doublé le chiffre d’affaires de la société. Certes, cette année des devis sont en attente. » Chez API, on a deux fers au feu : API et la S3E.

Son objet : faire baisser les factures de fluides des industriels (électricité, gaz, eau, etc.). Pour l’heure en interne, la prestation va être sortie pour donner naissance à une société. Frédéric Impens en est le directeur commercial. « Les premiers retours sont bons », dit-il, congratulant les organisateurs du salon pour « leur professionnalisme  ». Si pour API c’est une seconde présence au SEPEM, d’autres Douaisiens, à l’image de Douélectric, Charron, etc., y font leurs premiers pas. En espérant faire fructifier dans les mois qui viennent leurs trois jours de présence sur place. •

BERTRAND BUSSIERE